les Canons Esthétiques et Politiques ou H/Dd’A3-7

print

DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ Par Dan Albertini

  • LES CANONS ESTHÉTIQUES ET POLITIQUES ou HlDd’A-3/7
  • Entre (). C’est une bonne chose que de voir des citoyens tels que les avocats Michel/St. Juste se saisir du dossier de l’audition de Bill Clinton en Haïti que nous suggérons, par le Parlement et par les institutions concernées, en passant prudemment par une requête d’information auprès de Ki moon. Bravo, c’est un bon départ pour une responsabilité politique. Fermons-les ().

La guerre de l’ordre de nos neurones diplomatiques nous interpelle en politique sous la forme de canons esthétiques. Ces canons font dans l’ordre d’un art particulier d’opérer en diplomatie globale internationale. D’établir donc une politique intérieure par une puissante école politique à tiroir multiple pour les besoins de la cause. L’avenir interpellé, cela nous oblige pour regarnir la souveraineté d’Haïti, ainée de la charte des UN/Art. 79. Nous sommes à l’ère onusienne certes, mais l’avenir est déjà présent, pourquoi ? Clarifions nos dires avant.

Je réitère, il ne s’y trouve aucun soutien politique partisan dans ma démarche. La présidence Martelly a pataugé comme une sibylle du dévergondage et c’est un fait avéré. Cependant, l’échiquier de la diplomatie internationale qui se déroule n’a rien à voir avec un pseudo sphère d’influence personnelle en Haïti. Il ne recommande ces erreurs politiques stratégiques, de plus, qui nous feraient perdre certains acquis diplomatiques sur une base de cauchemars titidiens, de kompè Moïse, avares de sensations politiques revanchardes ineptes. Cela ne fait pas dans l’offre une empreinte diplomatique comme épreuve destructrice. Il doit y avoir une autre culture. Une autre Piste ?

Poursuivons. Ce que nous devons savoir c’est qu’Haïti est membre fondateur des UN [Breton Wood/Nemours]. Mais, Haïti par Alfred Nemours, a accepté le concept de petits états dont les conséquences dans la résolution 49/31 du 30 janvier 1995, qui permet au SG des UN de se faire plus qu’un administratif, mais un politique au point d’envisager d’user des dispositions Art.99/Charte. Imaginez la France politique pathologique, tentée de se renforcer par un objectif peu commun. Unifier et étaler la résolution RD de l’OEA sur toute l’île (Art.99/petits états menaçant la sécurité internationale). Notons que chez elle, c’est la pagaille pathologique cyclique d’un semi-monarque collabo qui tente de se régénérer à nos dépens.

C’est à la lueur de ce rapport que nous devons dans notre cas, regarder ce que dans Albert/Decaux/Lemay-Hébert/Placidi-Frot (Dalloz). On analyse les grandes résolutions des UN dont la 940/1994, question concernant Haïti « autorisation de la force multinationale ». Ce qui démontre en passant un vice non imposé à la France collabo post WWII. Il nous faut donc dans l’esthétique écarter le ver. Donc, écrire comment s’en sortir. C’est un besoin mondial qui fait casser les vices de domination pathologique de pays tel que cette France malade qui joue à l’autruche pour croire se soigner.

L’Haïtien aura intérêt à bien discerner ce qui se passe réellement avec le retour en force et en manipulation de la Russie. C’est un axe de politique caché, mais tellement révélateur. Oui les Nations Unies sont profondément ébranlées. La dysfonction est croissante et de plus en plus terrifiante dans ses choix politiques de support internationaux. Quelle lecture politique si nous n’avons pas de canons pour répondre ?

Celui qui plaide les canons politiques doit inévitablement passer par ceux métaphysiques,  prônés Dr Michel-Ange Momplaisir. C’est une nouvelle conscience haïtienne comme axe d’un trésor caché qui se redévoilera, s’il est considéré dans une logique progressiste. La Grèce antique comme la France politique des Lumières, pour aboutir à l’Amérique politique contemporaine, nous ont été vendu au prix fort un système qui ne nous convient pas comme standard, mais qui nous retient défaillant. D’ailleurs, il a toujours été défaillant à son origine même et est encore en faillite courante chez eux.

Cependant, question cruciale, mais vitale : comment pouvons-nous faire de la politique internationale avec ce que Bill Clinton explique dans son ouvrage My Life, PP.237-239 quand il conclut qu’à son retour d’une telle expérience haïtienne, il prend la décision de postuler pour le poste d’« attorney general » ? C’est une signature aujourd’hui. Alors, est-ce un instrument suffisant pour combattre la potion vicieuse de l’article 99 de la charte des UN avec une France opportuniste ?

Retournons au quotidien gratuit montréalais, Journal Metro qui publie un article expéditif le 11 déc. 2014 : « L’ONU demande justice aux bourreaux américains ». L’impasse s’en vient s’il n’est déjà là. Réitérons, l’humanité de l’homme le soumet soit à un esprit de domination, soit à un esprit de dominé. L’équation Guantanamo démontre malgré tout un profond manque d’intelligence américaine.

Dans ce courant géopolitique, comme à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, quelle politique étrangère développer ? Comment l’esthétique peut-elle aider ?

C’est là réellement un aspect des empreintes de canons politiques, associés à ceux esthétiques, car, comme à une époque de fin de guerre mondiale, la guerre d’influence est soumise à la gloire du vainqueur. La Chine silencieuse ?

Cependant, quand on parle de charte des UN qui prétend nager dans un esprit d’équité, retournons à l’article 99, c’est un esprit d’inégalité, mais surtout de domination à couleur prédatrice en construction. Les signataires et mieux encore, les nations créatrices de l’organe ont le devoir de mettre à jour, de rétablir l’équilibre. Nous en premier lieu. C’est notre politique.


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 14 janvier 2015, VOL XXXXV No.3, New York et se trouve en P.3 à :