IRAN LA GRANDE VICTOIRE DE BARACK OBAMA OU LE BLUFF AMERICAIN

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DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ par Dan Albertini

  • IRAN LA GRANDE VICTOIRE DE BARACK OBAMA OU LE BLUFF AMÉRICAIN
  • Entre (). D’abord, si Clarens Renois candidat à la présidence arrivait parmi les 3 favoris. Cela ouvrirait-il une autre voie historique, faisant d’un journaliste un potentiel président de la République ? Si, admettons, mieux, simulons, si Clarens Renois partait favori dans un éventuel deuxième tour, cela fera-t-il de lui le président de la République ? Si, finalement si monsieur Renois était élu premier mandataire, qui serait alors son premier ministre désigné ? Et, agréé, puis, pour quelle politique étrangère, menée par qui ? Tellement de considérants que ClR devrait soulever des montagnes pour se garantir, même si l’ambition était active avec moult visites-scolaires-paysannes. Gage-t-on alors que le Pharel Bachelier de Londres ne sera de l’économie ministérielle, car, ennemi de l’axe Diplomatie Globale Carnaval comme nouvel instrument économique pour le développement, mais, restons dans le si. Fermons ().

Les Républicains ont-ils crié victoire trop vite dans l’espoir d’une rédemption à la Reagan Vs Carter ou, l’Amérique a-t-elle piégé l’Iran, pressant les Perses à négocier un deal, leur faisant croire à un court-circuit contre Netanyahu ? Ou, mais autrement, l’Administration Obama a-t-elle un plan d’affaires différent de celle de Carter-Clinton, pour garder la Maison-Blanche aux mains des Démocrates ? Ainsi donc pour pouvoir mieux affronter une grande Chine énergivore qui jugule avec sa domination en étalant la sienne et, garantissant ses approvisionnements énergétiques, gardant, élargissant ses marchés globaux !

L’interrogation peut paraître suspicieux, parano, intrigante, ou tout autre épithète carrément subversif pour Beijing. Oh que nous ne connaissons réellement la Chine tandis que le monde passerait ainsi de la notion de l’oncle Sam connu pour celle de l’inconnu oncle Ming. Il faut conséquemment à ce point soulevé ici, considérer deux hypothèses. D’une part l’ineptie de Boehner complotant pour recevoir Netanyahu dans le dos de la Maison-Blanche, brisant le fonctionnalisme américain pour une bavure partisane. D’autre part, l’intrusion de Netanyahu dans l’intelligence américaine. Ce qui aurait pour signification, la perte de contrôle totale de la machine américaine percée comme un panier à crabes. C’est-à-dire un mépris à la garantie de la gigantesque machine fonctionnelle malgré tout, au profit d’intérêts marqués pour se faire de l’argent personnel par le partisanisme ouvert. Ce qui devrait être incidemment être soupesé quand et nous le croyons, les Chinois ont profondément pénétré la machine américaine affaiblie, soit par l’usure de la domination, soit par l’évolution des autres. D’ailleurs, Obama serait-il élu président après GWB, s’il n’y avait eu deal au constat ? Quel constat ?

Les considérants sont éloquents dans un sens où nous nous rappellerons des critiques de Bush des années nonante sur le «voodoo economy» tandis qu’il n’a su faire mieux. Pire en outre, il a perdu sur cette même notion face à Clinton qui ne jure que par une métaphysique du vaudou haïtien depuis Beauvoir-années septante. Puis, pour tenter d’offrir le Salon jaune à sa femme. Soulignons aussi le fait que Clinton avait fait par la suite, mieux que son prédécesseur, même si son colistier avait perdu la bataille électorale subséquente en faveur d’un autre Bush, qui lui-même n’en fit pas mieux que son père. Économie, Bin Laden, etc. L’observatoire propose à ce stade-ci, un double échec présidentiel républicain, face à une certaine survie américaine démocrate renouvelée à deux reprises. Ce n’est une prise de position en faveur de, ce sont des constats. Réinterrogerions-nous la spécialiste américaine Julianne Smith, sur laquelle des deux approches rassure mieux les experts américains dans les faits !

Nous pouvons considérer aussi et sur la foi de plus d’un précédent article citant une nouvelle génération de spy russe étalé comme agents d’information principalement en Amérique, au Canada, en France. Et, tactiquement en Suisse à titre de traducteur-interprète international. Néanmoins, comme risquerait de le reconfirmer Julianne Smith, Russes et Américains s’entendent mieux que l’on serait porté à le croire, considérant cette dernière cohabitation spatiale étalée sur douze mois. Ce n’est pas avec la Chine que cela se passe. Il y aurait donc moins d’énervement que le suggèrent les apparences. Je me rappelle fort bien lorsque le 30 mai 2012 H-O titrait en couverture : Le président Vladimir Poutine est-il réellement en route vers l’Île d’Haïti, nos nerfs étaient à fleur de peau. J’écrivais en bref que la République d’Haïti serait sur l’itinéraire, mais personne ne sait encore s’il se contenterait d’une ville frontalière ou de la ville de Pignon. Si ce voyage devait se confirmer. Cela venait d’une source sûre russe en Suisse. Poutine se serait ravisé, c’est pourtant le socialiste François Hollande qui va aboutir le mois prochain, à la place du repêché de la Glasnost, curieusement après un trip cubain. 

Pourquoi faire quand la France n’est pas une caisse au trésor depuis bien avant Sarkozy, en plus de ne jouer son école diplomatique dans ce dossier iranien où la main russe brille par excellence ? Une référence, 2 mai 2012, titre. Sarkozy 2012 : Mission impossible ou passation de pouvoir ? J’écrivais que la gauche n’a jamais mené nulle part, à Cuba peut-être, en soulignant que cette rubrique était de toute évidence, mon dernier sur H-O, avant la fin du deuxième tour en France. Et que la semaine prochaine serait une autre ère. Comment conclure alors ? Cinq jours où tout pouvait arriver rendaient l’analyse difficile, en considérant que les Français pourraient-ils commettre l’irréparable s’ils élisent un communiste déguisé à l’Élysée. La réponse était alors NON, mais la France n’aurait tout simplement pas les moyens de sa politique. Puis, le citoyen s’apercevrait assez tôt que l’anti Sarko n’est pas un programme politique. Hollande le savait. En recommençant avec ses obligés, il décevra beaucoup plus vite. Cependant, si le Français ne se ressaisit pas pour faire passer Sarkozy sans avoir le fardeau Le Pen, le président sera obligé d’aller puiser sans détour dans ce camp cité. La tentation était grande aux régionales et, Sarkozy en a récolté plus que souhaité. C’est ainsi que la grande politique européenne menée par Sarkozy, a complètement échappé au profit de l’Hollande s’en va en guerre, n’en déplaise à Claude Ribbe qui devrait avouer aujourd’hui une réplique politique UMP du passé. Il nous faudrait aller encore plus loin en référence avant d’aborder le considérant sur l’erreur iranienne. Car, il y a eu d’autres erreurs globales, différentes de celles républicaines ou iraniennes et, nous en avions touché dans le temps. 

Titre 1. L’Afrique de Boni Yayi. 2 janvier 2013. Cotonou. Le professeur Tévoédjré avait prétendu renverser des barrières. Célébrer le cinquantenaire des indépendances africaines. 1- l’Espoir. L’espoir est-il permis à Yayi quand sa politique intérieure ne fait de lui un champion dans la logique de la modernité ! Comment alors atteindre des résultats continentaux ? « La pensée d’un siège au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies s’est carrément fracassée avec le départ de Sarkozy ». Rajoutons aujourd’hui, la France ne s’était pas engagée. 2- La Conviction. Personne ne saurait juger le professeur sur ses convictions. Le professeur avait osé autrefois, avec ses compagnons de lutte : Moumié, Nkrumah, Diop, Chapchet, etc. à une époque où il était encore interdit d’espérer. Disons aujourd’hui qu’il doit avoir la conviction de s’être trompé. 3- La Certitude. Nous en avons une, Boni Yayi partira en 2014 disions-nous, il ne peut plus briguer, il est encore là. Nous savions aussi qu’il ne serait pas un homme d’État du calibre du président Obama. Comprenons le poids du piège républicain. Nous avons aussi la certitude qu’il restera encore longtemps Béninois s’il devait devenir Africain par la force des choses. Le Béninois restera Béninois à la fin de son mandat, avec la pauvreté comme pensée moderne. Formulons autrement aujourd’hui. Que reste-t-il donc sous le figuier ? La vigne de Yayi n’a pas encore produit que dire de suffisant pour alimenter en boutures et en sarments. Espérant que le figuier du professeur Tévoédjré ne sera desséché avant l’heure, je disais qu’il est à souhaiter que la République d’Haïti se réveille pour produire, une fois de plus, à l’image de 1804, cet effort tant souhaité par le président Chavez du Venezuela et par Castro, qui motive tant les autres, 209 ans après la révocation du génie du Code noir. L’âge de la dette africaine envers nous. Nous avions jaugé les considérants. 

Titre 2. Le nouvel ambassadeur Ady Jean Gardy en Afrique-Affaires : performance ou privilège ? 11 avril 2012, rappelle. On ne nous reprochera de tacler un ancien confrère qui aura pris du galon par ses talents. Non ! Il faut cependant s’expliquer cette nouvelle nomination avec le vocabulaire diplomatique de Laurent Lamothe. Cadeau ou compétence, performance ou privilège, libéralisme ou légèreté ? La Commission sénatoriale sur les Affaires étrangères a-t-elle réellement étudié ce dossier ? La diplomatie d’affaires, la diplomatie traditionnelle, la mise en place d’une mission globale multilatérale, une amitié personnelle comme deal au préalable au Sénat, ne pas faire dans la politique de la chaise vide, élargir la sphère de la sébile, récupérer des standards. Une fois de plus, pour quelle diplomatie.

Poursuivons ! Je venais le 26 avril 2013 avec un autre titre qui fait dans la matière de la création d’un nouvel axe. Test of global carnival, car je savais que la diplomatie d’affaires de Lamothe serait un ballon vide. D’où Pharel cité en parenthèse du début. Souvent quand on se compare, nous le faisons avec des valeurs inappropriées. Avec les valeurs des autres, et ça nous laisse personnellement un goût amer. Collectivement aussi. Qu’est-ce qui n’est dit dans les débats sur Haïti ! Nous confondons tous hardiment : gouvernement, État, République, partisans, adversaires. Nous sommes dans les faits un pays qui traversons des difficultés, mais nous ne sommes en guerre. Même pas contre la faim. Posons-nous d’ailleurs la question suivante : quel est le poids de l’ignorance au niveau communal par rapport aux mauvaises décisions ou retards de la présidence ? Ou, inversement, quel serait en matière de croissance, le poids d’une décision savante au niveau communal par rapport à l’ignorance au niveau de l’exécutif ? C’est de là la considération sur un titre de H-O. « L’Armée démobilisée : Une arête dans la gorge de Martelly. MYSTIFIÉS, DÉSABUSÉS ET ABANDONNÉS À LEUR SORT, CERTAINS MENACENT DE VENDRE LA MÈCHE… Puis ». «Trahison de Martelly ou Incompréhension des Militaires Démobilisés ?  » «Après avoir sonné le tocsin du ralliement, Martelly bat la résonance de la retraite». Ce qui à la lueur de la requête de maintien de la MINUSTAH, par ce gouvernement, propose carrément un plan machiavélique d’une armée non institutionnelle, mais un outil de répression qui avait été planifié. La conclusion de tout ceci suggère des erreurs de novices, dont l’Iran qui accepte l’article 79 des UN, face à des puissances désignées grandes.

Y a-t-il alors là un autre considérant qui corroborerait le piège sur l’Iran ? Il a de puissants indices qui permettraient de croire à un potentiel regain économique américain avec de nouveaux atouts perdus par Poutine, tel que Cuba et son champ de pratique médicale et d’éducation comme nouvelle piste internationale de services par exemple. Une façon de mieux vider le vase aussi afin de mieux le refiler par la suite. D’ailleurs si les empreintes de la France cédulée là-bas pour le mois prochain, démontrent une fois de plus le Gaullisme « solidaire dans la tempête, libre en temps calme », c’est que l’Iran aurait déjà montré des signes de soumission. La France si elle joue parallèlement sa partition en Chine, elle n’a encore aucun intérêt à s’aliéner un ami pour de l’incertain. C’est de là une autre preuve de détente américaine d’où la grosse bataille intéressée que se prépare à livrer le parti Républicain au niveau de la présidence. C’est ainsi que les Républicains auraient simulé la panique croyant avoir utilisé l’artillerie lourde contre le président en invitant l’autre, contre les principes. Mais, créant une brèche dans leur machine, ignorant les réflexes de la présidence. Oui cela est plausible, car de notre côté nous avons titré ainsi le 16 mai 2012  Obama Pris Dans Un Guêpier International. Voici ce que j’écrivais en grand titre dans l’euphorie préélectorale américaine : « Obama, une erreur électorale grave et lourde de conséquences  ». S’il y a un constat à faire de nos jours, et ce à travers le monde, c’est que la violence n’a plus de dépositaire officiel ni exclusif. La Global Governance ne répond qu’à un instinct de guerre sous toutes ses formes. Les Républicains auraient ainsi cru Obama abattu trop tôt, car il n’y a pas eu de bluff américain ni de concertation avec Netanyahu. La mort assassinée de Rabin en 1995 par un fanatique israélien est une preuve qui défait cette hypothèse, mais démontre un véritable complot dans le genre hollywoodien « White House down ». Ce qui a surpris encore plus tôt les Républicains qui depuis 2012 par la voix d’un juge texan déclaraient une guerre civile contre toute potentielle réélection de Barack Obama.

Pourquoi ces interrogations barboteuses avec un relief haïtien dira-t-on, est-ce tellement nécessaire d’en parler dans notre contexte électoral ?

Clarens Renois président ou tout autre président élu installé en 2016, devra nager dans ces eaux profondes où prédateurs en dents de scie marquent en apparats tentaculaires les territoires des autres comme les intérêts communs ou de survie. Les expertises deviennent source d’économie planétaire, parlions-nous déjà de médecine cubaine que le président Martelly se plaignait de sa mise à l’écart dans les remerciements américains plutôt orientés vers le Canada, tandis qu’il se voulait un important intermédiaire. Quels qu’en soient les critiques, il aura mal compris l’erreur de nos pères qui ont négocié la charte des UN-Art.79, avec la notion de la disparité entre nations grandes petites. Et, l’élément discrétionnaire de la diplomatie des bons offices dont la Suisse a su se rendre maître, intermédiaire idéal. Évoquons les dernières négociations sur le nucléaire iranien. Combien importante est cette économie pour le terroir helvétique en termes stricts. Donc MJM par faute d’exhibitionnisme aurait tout simplement damé le pion à l’expertise haïtienne naissante dans les rapports avec Caracas. Mais tout autre dossier par effet de causalité, ne sachant quand se taire, quand parler.

Nous devons donc faire mieux que nos pères qui ont négocié Bretton Woods, car nous revivons l’époque d’une transition hégémonique. Cela nous prend donc plus que le placotage d’un chanteur playeur qui dit entrevue à Miami, se croire devoir toujours être la vedette. Cela va nous prendre des sciences nationales haïtiennes comme le dirait Dr. Guy Despeignes PhD dans l’ouvrage « la Démocratie inféodée », plus expertes que l’ami à Conille en négociation avec les émissaires du Qatar en visite à l’époque. ClR plus tard ou tout autre à ce titre élu, c’est maintenant l’enjeu du débat du discernement.

Je ne préfère Renois, mais j’ai choisi à partir d’un symbole, car la rumeur qui veut ramener Jude Célestin doit savoir que celui-ci ne peut être que deux erreurs fondamentales du passé. Neveu de Rony Gilot qui était déjà parti en campagne pour lui en 2010, il ne sera qu’une autre image d’une épopée duvaliériste qui a pris sa relève dans la pâte pétrie de Préval qui ne voyait en Haïti, qu’un pays où le Haïtien avait perdu sa dignité ou point d’implorer l’Assemblée des UN à nous soutenir pour une morale intégrale étrangère. 1804 ne peut se permettre de s’affaisser à ce point.

Si donc les Américains ont bluffé ou les Démocrates ont planifié, il y a lieu de s’attendre à de nouveaux développements inédits. Seule une nouvelle intelligence haïtienne nous garantira l’avenir. Si Renois commençait par récupérer Desras dans l’éventualité d’un portefeuille au MAEH, ce serait une bien plus belle parenthèse, car c’est le seul homme depuis 2010 qui se serait démontré capable d’une telle gestion, d’un tel génie, victoire Obama ou bluff américain.


Cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 8 avril 2015 VOL.XXXXV, No. 15 New York, et se trouve en P. 7 à :