{"id":3158,"date":"2018-10-17T13:05:44","date_gmt":"2018-10-17T17:05:44","guid":{"rendered":"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=2632"},"modified":"2018-10-17T13:05:44","modified_gmt":"2018-10-17T17:05:44","slug":"le-massacre-des-braceros-en-1937","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=3158","title":{"rendered":"Le Massacre des \u00ab Braceros \u00bb en 1937"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><strong>LE COIN DE L\u2019HISTOIRE<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: left;\"><strong>Le Massacre des \u00ab Braceros \u00bb en 1937<\/strong> <em>par Charles Dupuy<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: left;\">Le samedi 2 octobre 1937, le pr\u00e9sident Raphael L\u00e9onidas Trujillo, en tourn\u00e9e officielle dans la ville frontali\u00e8re de Dajabon, d\u00e9clarait, dans une harangue enflamm\u00e9e prononc\u00e9e devant la foule venue l\u2019accueillir : \u00ab Aux Dominicains qui se plaignent des d\u00e9pr\u00e9dations de la part des Ha\u00eftiens, qui vivent parmi eux, je r\u00e9ponds : nous r\u00e9glerons cette affaire ! D\u2019ailleurs, nous avons d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 ! Environ trois cents Ha\u00eftiens ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s \u00e0 Banica. Et nous devons continuer \u00e0 r\u00e9soudre ce probl\u00e8me \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Trujillo annon\u00e7ait donc ses intentions, approuvait publiquement la corte, ordonnait le massacre des Ha\u00eftiens. Dans la nuit m\u00eame du 2 octobre 1937, commen\u00e7a dans la r\u00e9gion de Dajabon un massacre de ressortissants ha\u00eftiens qui dura jusqu\u2019au matin du surlendemain. Pour tuer leurs victimes, les soldats dominicains re\u00e7urent l\u2019ordre formel de Trujillo de ne les assassiner qu\u2019\u00e0 l\u2019arme blanche. Les meurtriers utiliseront donc des haches, des poignards, des ba\u00efonnettes mais surtout des machettes, afin de tromper les \u00e9ventuels enqu\u00eateurs \u00e9trangers, en faisant croire qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une tuerie spontan\u00e9ment organis\u00e9e par des paysans dominicains en r\u00e9volte contre les bandits, les voleurs de b\u0153ufs ha\u00eftiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Personne ne fut \u00e9pargn\u00e9. Avec une m\u00e9chancet\u00e9 d\u00e9moniaque, les soldats \u00e9gorg\u00e8rent indistinctement les hommes, les femmes et les enfants ha\u00eftiens qu\u2019ils rencontraient sur leur chemin. Ces assassinats massifs s\u2019\u00e9tendirent dans toute la r\u00e9gion nord de la fronti\u00e8re. On tua les Ha\u00eftiens \u00e0 Santa Cerro, \u00e0 Banica, \u00e0 Dajabon, \u00e0 Guagual, \u00e0 Monte-Cristi, \u00e0 La Vega, \u00e0 Sabaneta, et ainsi simultan\u00e9ment dans une soixantaine de localit\u00e9s dominicaines. Bien que l\u2019\u00e9valuation du nombre exact des victimes de ce carnage soit bien difficile \u00e0 \u00e9tablir, les observateurs s\u2019accordent habituellement autour du chiffre de vingt mille morts, bilan humain qui leur semble assez juste et nullement exag\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">D\u00e8s le lendemain, les rescap\u00e9s affluaient dans une \u00e9pouvante affol\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 ha\u00eftien de la fronti\u00e8re. Une fois mis au courant de l\u2019h\u00e9catombe, l\u2019\u00e9v\u00eaque du Cap, Mgr Jean-Marie Jan, se faisait conduire \u00e0 toute allure sur la fronti\u00e8re, afin de donner, de la rive ha\u00eftienne de la rivi\u00e8re du Massacre, la b\u00e9n\u00e9diction aux morts et l\u2019extr\u00eame-onction aux agonisants. Quelques jours plus tard, arrivait \u00e0 Port-au-Prince le rapport du consul ha\u00eftien \u00e0 Dajabon, Arnold Fabre, qui accabla de consternation l\u2019administration ha\u00eftienne. Vincent chargea le ministre Charles F\u00e9qui\u00e8re de faire enqu\u00eate sur la situation. Peu apr\u00e8s, Vincent se rendait, abasourdi, sur la fronti\u00e8re par o\u00f9 arrivaient encore des hordes de fuyards terrifi\u00e9s cherchant asile en territoire ha\u00eftien.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Chaque r\u00e9fugi\u00e9 avait d\u2019\u00e9pouvantables sc\u00e8nes de boucherie et d\u2019horreur \u00e0 raconter que reprenaient les journaux ha\u00eftiens et les grandes agences de presse internationale. Ils r\u00e9v\u00e9laient comment les milliers de cadavres des victimes pourrissaient dans des charniers infects et comment, pour se d\u00e9barrasser des corps, les soldats dominicains les faisaient br\u00fbler ou les empilaient dans des embarcations de p\u00eache avant d\u2019aller les jeter au large. Ils disaient aussi que pour distinguer les Ha\u00eftiens des Dominicains, les massacreurs les mettaient en demeure de r\u00e9p\u00e9ter sans accent le mot cotorrito, ou encore leur montraient une branche de persil, perejil, vocable espagnol contenant la lettre J, la jota, une constrictive v\u00e9laire particuli\u00e8rement difficile \u00e0 prononcer pour les non hispanophones. Beaucoup de ces rescap\u00e9s n\u2019avaient eu la vie sauve que gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019entraide et au courage de simples citoyens qui, disaient-ils, affrontant tous les risques, les avaient fraternellement prot\u00e9g\u00e9s, cach\u00e9s et aid\u00e9s \u00e0 fuir. On apprendra par la suite comment la direction des grandes compagnies sucri\u00e8res dominicaines avaient refus\u00e9 de livrer les braceros ha\u00eftiens aux \u00e9l\u00e9ments provocateurs, lesquels, arm\u00e9s de piques et de machettes, les r\u00e9clamaient \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de leurs usines.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le massacre des Ha\u00eftiens mit le pays en \u00e9tat de choc. Outr\u00e9e, l\u2019opinion r\u00e9pondit avec la plus extr\u00eame indignation \u00e0 l\u2019annonce de ces exterminations, donnant libre cours \u00e0 sa col\u00e8re et \u00e0 son chagrin. Pendant que les ligues charitables organisaient des qu\u00eates dans les \u00e9glises et faisaient circuler des listes de souscription en faveur des survivants, la jeunesse r\u00e9clamait une riposte virile afin de sauver l\u2019honneur national qui venait d\u2019\u00eatre bafou\u00e9 par le dictateur dominicain. Apr\u00e8s avoir d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 la gr\u00e8ve patriotique, les \u00e9tudiants vont manifester devant le Palais national o\u00f9 un pr\u00e9sident Vincent tr\u00e8s ouvert au dialogue vient les haranguer avec conviction et spontan\u00e9it\u00e9. Vincent leur avoue qu\u2019\u00e0 leur \u00e2ge et \u00e0 leur place, il aurait r\u00e9agi exactement comme eux, c\u2019est-\u00e0-dire avec cette fougue et cette pugnacit\u00e9 si caract\u00e9ristique de la jeunesse toujours pr\u00eate \u00e0 se sacrifier pour d\u00e9fendre la patrie menac\u00e9e. Mais maintenant qu\u2019il portait ses lourdes responsabilit\u00e9s d\u2019homme d\u2019\u00c9tat, il lui fallait man\u0153uvrer de fa\u00e7on r\u00e9fl\u00e9chie, r\u00e9aliste et pragmatique. Ha\u00efti, leur dit-il, n\u2019avait pas les moyens humains, mat\u00e9riels et financiers ni son arm\u00e9e les capacit\u00e9s op\u00e9rationnelles pour soutenir une guerre contre les Dominicains. Les trois mille soldats ha\u00eftiens, leur confia-t-il, ne disposaient que de deux heures de munitions et en pareille occurrence, ce serait de la pure folie que de les envoyer affronter au combat l\u2019une des plus fortes arm\u00e9es du continent am\u00e9ricain.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Le 15 octobre, le ministre Pl\u00e9nipotentiaire d\u2019Ha\u00efti \u00e0 Ciudad-Trujillo, Evremont Carri\u00e9, et le ministre d\u2019\u00c9tat dominicain des Relations ext\u00e9rieures, Joachim Balaguer, signaient un accord que toute la presse dominicaine publia triomphalement et qui repr\u00e9sentait un succ\u00e8s diplomatique ind\u00e9niable pour Trujillo.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Un mois apr\u00e8s l\u2019accord du 15 octobre cependant, le \u00a0New York Tribune publiait une s\u00e9rie de reportages sur la trag\u00e9die sanglante v\u00e9cue par les paysans ha\u00eftiens sur la fronti\u00e8re dominicaine. La grande presse sortit alors de son indiff\u00e9rence et reprit cette nouvelle \u00e0 sensation qui provoqua bient\u00f4t un concert de r\u00e9probation horrifi\u00e9e dans l\u2019opinion publique am\u00e9ricaine. Le pr\u00e9sident du comit\u00e9 des Affaires \u00e9trang\u00e8res du S\u00e9nat am\u00e9ricain, le s\u00e9nateur Hamilton Fish, condamnaces horreurs et exigea du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement dominicain. Sur ces entre faites, Vincent exp\u00e9diait une lettre \u00e0 Trujillo pour se plaindre des lenteurs de cette investigation unilat\u00e9rale qui n\u2019aboutissait \u00e0 rien, et \u00e0 laquelle il d\u00e9sirait maintenant associer des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de Cuba et du Mexique. Le dictateur dominicain repoussa avec d\u00e9dain l\u2019offre de ces nations amies et r\u00e9it\u00e9ra la promesse faite \u00e0 son \u00ab grand ami \u00bb Vincent de conduire l\u2019enqu\u00eate avec un haut esprit de moralit\u00e9 et de justice. Au moyen d\u2019artifices juridiques plut\u00f4t malhonn\u00eates, Trujillo persistera ainsi \u00e0 tergiverser de la fa\u00e7on la plus exasp\u00e9rante avant que Vincent, impatient\u00e9 par ces interminables avocasseries diplomatiques, se r\u00e9signe \u00e0 mettre en mouvement les proc\u00e9dures de plainte aupr\u00e8s des instances interam\u00e9ricaines afin de r\u00e9gler le diff\u00e9rend. Les repr\u00e9sentants des deux pays discutaient d\u2019un r\u00e8glement \u00e0 Washington, lorsque, gr\u00e2ce aux bons offices du nonce apostolique d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 Port-au-Prince et \u00e0 Santo-Domingo, Mgr Maurilio Silvani, les deux capitales annonc\u00e8rent qu\u2019elles \u00e9taient parvenues \u00e0 un arrangement \u00e0 l\u2019amiable.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Selon cet accord, qui sera sign\u00e9 \u00e0 Port-au-Prince, le 26 f\u00e9vrier 1938, Trujillo s\u2019engageait \u00e0 verser sept cent cinquante (750) mille dollars au gouvernement ha\u00eftien, lequel promettait d\u2019employer la somme au mieux des int\u00e9r\u00eats des victimes. La premi\u00e8re tranche de deux cent cinquante (250) mille dollars servit, en effet, \u00e0 construire des colonies agricoles \u00e0 Osmond, \u00e0 Grand-Bassin, \u00e0 Saltad\u00e8re, \u00e0 Biliguy et au Morne-des-Commissaires, o\u00f9 furent relog\u00e9es quelques-unes des familles rescap\u00e9es. Trujillo devait payer le solde de cinq cent (500) mille dollars par tranches de cent mille, payable \u00e0 la fin du mois de janvier de chaque ann\u00e9e. En f\u00e9vrier 1939 cependant, Trujillo obtenait de la part des officiels ha\u00eftiens un\u00a0 rabais de deux cent vingt-cinq (225) mille dollars apr\u00e8s qu\u2019il leur eut avanc\u00e9 par anticipation un peu plus de la moiti\u00e9 du solde, soit la somme de deux cent soixante-quinze (275) mille dollars.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La question des d\u00e9dommagements scandalisa l\u2019opinion ha\u00eftienne qui r\u00e9clama des explications. Le gouvernement s\u2019empressa d\u2019\u00e9voquer la grave crise financi\u00e8re qu\u2019il traversait pour se justifier dans l\u2019affaire, mais les citoyens indign\u00e9s demeur\u00e8rent convaincus que les fonctionnaires ha\u00eftiens avaient \u00e9t\u00e9 stipendi\u00e9s par Trujillo.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Quelque temps plus tard, en effet, la rumeur voulut que le consul dominicain au Cap-Ha\u00eftien, Anselmo Paulino Alvarez, avait effectu\u00e9 une visite secr\u00e8te \u00e0 Port-au-Prince avec une valise contenant la somme de vingt-cinq mille dollars en petites coupures de dix et de vingt, un butin qui lui aurait servi \u00e0 acheter les officiels ha\u00eftiens v\u00e9reux. Les accusations de vice vont alors pleuvoir sur Vincent et son entourage. La s\u0153ur du pr\u00e9sident, R\u00e9sia Vincent, fut accus\u00e9e de s\u2019adonner au trafic de la vente ill\u00e9gale de main-d\u2019\u0153uvre ha\u00eftienne aux grandes usines sucri\u00e8res dominicaines. Vincent ne devait jamais se remettre du discr\u00e9dit public que lui co\u00fbta le massacre de 1937, et encore moins de son r\u00e8glement final qui l\u2019\u00e9claboussa d\u2019une fl\u00e9trissure infamante.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">La r\u00e9action craintive de Vincent, son attitude pusillanime dans la conduite de cette affaire lui vaudra une d\u00e9consid\u00e9ration politique dont il ne se remettra jamais. Quand, \u00e0 la nouvelle du massacre, le major Arthur V. Calixte, alors en garnison au Cap-Ha\u00eftien, prit spontan\u00e9ment l\u2019initiative de se porter sur la fronti\u00e8re \u00e0 la t\u00eate de ses troupes, Vincent le destitua avant m\u00eame qu\u2019il ne soit parvenu \u00e0 Ouanaminthe. Bertoumieux Danache, qui fut le chef du cabinet particulier de Dartiguenave, r\u00e9sume d\u2019ailleurs assez bien l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit de l\u2019opinion \u00e0 l\u2019\u00e9poque : \u00ab \u00a0Je ne reprocherai pas \u00e0 M. Vincent, \u00e9crit-il, ni l\u2019assassinat de Jolibois, ni l\u2019assassinat de Callard [&#8230;] mais comment lui par donner sa triste conduite apr\u00e8s les v\u00eapres dominicaines o\u00f9 des milliers de pauvres Ha\u00eftiens \u00a0quinze mille, d\u2019apr\u00e8s les \u00e9valuations les plus justes \u2015 furent massacr\u00e9s ? Il ne pouvait, certes, pas bondir sur son chassepot et aller tirer vengeance de ce sang innocent : il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00eat pour la bataille, bien que notre petite arm\u00e9e ne demand\u00e2t qu\u2019\u00e0 marcher, bien qu\u2019une jeunesse fr\u00e9missante n\u2019attend\u00eet qu\u2019un signal de lui pour voler \u00e0 la fronti\u00e8re. Un acte pourtant s\u2019imposait, un geste \u00e9tait attendu de lui, qui aurait pu, tout au moins, sauver l\u2019honneur : rappeler tambour battant notre ministre \u00e0 Santo-Domingo, remettre cavali\u00e8rement son passeport au ministre dominicain \u00e0 Port-au-Prince, puis voir venir. Le crime dont furent victimes nos infortun\u00e9s compatriotes avait soulev\u00e9 un tel sentiment d\u2019horreur et de r\u00e9probation dans les trois Am\u00e9riques que justice nous e\u00fbt \u00e9t\u00e9 rendue. Pas un mot ne tomba de la bouche de M. Vincent. Lui, si f\u00e9cond en discours, se tapit silencieusement dans son Palais, avalant l\u2019insulte, tremblant dans son pantalon qu\u2019une effervescence populaire ne le culbut\u00e2t de son fauteuil pr\u00e9sidentiel &#8230;\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Pour conclure ce triste chapitre, rappelons seulement qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque, un quotidien japonais publia un article pour dire que le massacre des Ha\u00eftiens de 1937 avait soulev\u00e9 l\u2019indignation de tous les peuples du monde, sauf&#8230; celle du peuple ha\u00eftien. C.D.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">pour vos id\u00e9es, suggestions, commentaires : 450-444-7185, 514-862-7185 coindelhistoire@gmail.com<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\">cet article est publi\u00e9 par l\u2019hebdomadaire Ha\u00efti Observateur, \u00e9dition du 17 octobre 2018 et se trouve \u00e0 la <strong>P.4,<\/strong> \u00e0 :\u00a0<a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/H-O-17-Oct-2018-2.pdf\">http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/H-O-17-Oct-2018-2.pdf<\/a><\/p>\n<hr \/>\n<div id=\"attachment_2619\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/H-O-17-Oct-2018-2.pdf\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2619\" class=\"wp-image-2619 size-medium\" src=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/HO17octo2018lescot-2-1-300x274.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"274\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2619\" class=\"wp-caption-text\">\u00c9lie Lescot<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE COIN DE L\u2019HISTOIRE Le Massacre des \u00ab Braceros \u00bb en 1937 par Charles Dupuy Le samedi 2 octobre 1937, le pr\u00e9sident Raphael L\u00e9onidas Trujillo, en tourn\u00e9e officielle dans la ville frontali\u00e8re de Dajabon, d\u00e9clarait, dans une harangue enflamm\u00e9e prononc\u00e9e&#8230; <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2632,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,57],"tags":[180,373,503,504,620,852,1048,1495,1549,1682,1736,1919,2863,3127,3202],"class_list":["post-3158","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-haiti","category-international","tag-amerique","tag-bertoumieux","tag-calixte","tag-callard","tag-charles-dupuy","tag-dartiguenave","tag-duval","tag-haiti-observateur","tag-histoire","tag-japonais","tag-jolibois","tag-lescot","tag-santo-domingo","tag-trujillo","tag-vincent"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3158"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3158\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}