{"id":336,"date":"2017-02-15T17:24:39","date_gmt":"2017-02-15T22:24:39","guid":{"rendered":"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=336"},"modified":"2017-02-15T17:24:39","modified_gmt":"2017-02-15T22:24:39","slug":"le-carnaval-2017-arrive-sans-prevenir-un-nouveau-desastre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=336","title":{"rendered":"LE CARNAVAL 2017 ARRIVE SANS PR\u00c9VENIR UN NOUVEAU D\u00c9SASTRE"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>Sweet Micky part en guerre contre la presse ha\u00eftienne<\/em><\/strong><\/p>\n<p>PORT-AU-PRINCE, 14 f\u00e9vrier &#8211; Sweet Micky a profit\u00e9 d\u2019une apparition fortuite \u00e0 l\u2019\u00e9mission culturelle de radio Cara\u00efbes (9 f\u00e9vrier 2017) pour lancer des invectives \u00e0 l\u2019en- contre de personnalit\u00e9s du milieu. Reprenant les sentiers battus du domaine o\u00f9 il excelle le plus, il n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots \u00e0 l\u2019endroit de deux membres de renom de la presse ha\u00eftienne. Dans tout pays s\u00e9rieux, il serait d\u00e9j\u00e0 mis \u00e0 l\u2019index et\/ou tra\u00een\u00e9 devant les tribunaux, car ce genre de d\u00e9rives arrive trop fr\u00e9quemment.<\/p>\n<p>En effet, il s\u2019agissait, contre toute attente, d\u2019un ancien pr\u00e9sident d\u00e9cha\u00een\u00e9, d\u00e9vergond\u00e9, sans aucune retenue. Il est \u00e9vident qu\u2019il profite d\u2019un tremplin pour d\u00e9nigrer certains travailleurs de la presse qui avaient pris le risque de critiquer les d\u00e9rives de son quinquennat. Le but vis\u00e9 serait de les liquider en les discr\u00e9ditant aux yeux d\u2019une population avide de sensations fortes, celle qui vit de scandales et de vulgarit\u00e9s indignes d\u2019un ex-pr\u00e9sident tout en jetant le venin de la division au sein de Radio Cara\u00efbes. Sous des apparences de fou et de maniaque insatiable d\u2019ind\u00e9cence, l\u2019ex-pr\u00e9sident Martelly reconverti en Sweet Micky ne veut atteindre qu\u2019un seul but : b\u00e2illonner la presse \u00e0 travers des journalistes ind\u00e9pendants. Une ultime tentative \u00e0 la fois de \u00ab <em>kaponaj<\/em> \u00bb et d\u2019intimidation visant les jeunes confr\u00e8res qui, \u00e0 l\u2019occasion, sont avertis de l\u2019- \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s qui plane sur leur t\u00eate, dans le cas o\u00f9 ils glisseraient sur la m\u00eame pente que Li- liane Pierre-Paul, Jean-Monard Metellus et d\u2019autres confr\u00e8res de la presse ind\u00e9pendante. Pour aboutir \u00e0 ses fins, il invente des histoires abracadabrantes entonn\u00e9es sur des airs de merengue, enivrantes pour sa racaille. Le tout sur un ton railleur, de radoteur incontestable et incorrigible.<\/p>\n<p>La populaire journaliste de Radio Kiskeya, Mme Liliane Pierre-Paul, et celui de Ranmase (radio Cara\u00efbes), Jean-Monard Metellus sont ses cibles de pr\u00e9dilection depuis les ann\u00e9es de sa pr\u00e9sidence. Pour une raison ou une autre, il rentre dans la vie priv\u00e9e des gens avec d\u00e9mesure, oubliant momentan\u00e9ment qu\u2019il est un p\u00e8re de famille avec femmes et enfants. Et toutes les attributions qui am\u00e8neraient \u00e0 la raison un individu normal. Plusieurs stations de radio ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment choisi de ne pas passer en onde sa derni\u00e8re trouvaille : \u00ab <em>2 ke pou Ti Lili<\/em> \u00bb. En temps normal, les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, les \u00e9glises et les secteurs sains de la soci\u00e9t\u00e9 devraient r\u00e9agir contre ces d\u00e9rives qui sont des atteintes aux bonnes m\u0153urs et \u00e0 la conscience citoyenne. Il est grand temps de b\u00e2tir un \u00e9tat de droit, dans le respect mutuel, un pays ou Sweet Micky se conjuguerait au pass\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Le carnaval 2017 organis\u00e9 sur la foul\u00e9e de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs<\/strong><\/p>\n<p>Alors que les dimanches pr\u00e9-carnavalesques ne cessent d\u2019accumuler des morts et des bless\u00e9s, les autorit\u00e9s \u00e9tatiques ne font aucun effort pour pr\u00e9venir un drame comme celui qui avait secou\u00e9, dans des circonstances dramatiques, l\u2019\u00e9dition 2015 du Carnaval national, qui se d\u00e9roulait \u00e0 la capitale. On dirait que \u00ab <em>plus \u00e7a change, plus c\u2019est la m\u00eame chose<\/em> \u00bb.<\/p>\n<p>En effet, le dimanche 5 f\u00e9vrier, on d\u00e9nombrait plus quatre personnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9es \u00e0 la capitale \u00e0 la suite d\u2019altercations du genre \u00ab laisser-frapper \u00bb. Cette sorte de d\u00e9rapages, apparemment sans danger, qui se terminaient autre- fois \u00e0 l\u2019arme blanche, prend aujourd\u2019hui une autre allure. La prolif\u00e9ration des armes \u00e0 feu fait que ces \u00e9chauffour\u00e9es finissent \u00e0 coups de pistolet quand il ne s\u2019agit pas de mitraillettes du genre AK- 45. Les autorit\u00e9s de la mairie de Port-au-Prince n\u00e9gligent de prendre leurs responsabilit\u00e9s, tandis que les instances polici\u00e8res ne sont pas \u00e0 la hauteur de la situation. Le gouvernement, ou du moins la d\u00e9pouille du gouvernement de transition de Jocelerme Privert, prend une attitude de Ponce Pilate en se lavant les mains dans un attentisme coupable. De son c\u00f4t\u00e9, prudent, Jovenel Mo\u00efse ne se prononce pas sur l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 carnavalesque.<\/p>\n<p>Un coup d\u2019\u0153il au hasard sur le terrain a permis de d\u00e9couvrir que les r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate diligent\u00e9e par le gouvernement Martelly\/K-Plim, pour pr\u00e9venir un drame analogue \u00e0 celui de 2015, n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s. Autre- ment dit, il ne s\u2019agissait que de battre la grosse caisse afin de montrer une juste intention pour- tant demeur\u00e9e lettre morte. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer le fait que les membres de cette commission d\u2019enqu\u00eate ont pu faire choux gras des moyens mis \u00e0 leur disposition pour une sin\u00e9cure sans aucune mesure.<\/p>\n<p>Pour le moment, les chars pr\u00e9-carnavalesques conservent la m\u00eame dimension (tant en hauteur qu\u2019en largeur) qui avait \u00e9t\u00e9 mise en cause dans la mort de plusieurs personnes et occasionn\u00e9s des dizaines de bless\u00e9s en 2015.Avec approximativement plus de 16 m\u00e8tres de hauteur, ils peuvent fr\u00f4ler les c\u00e2bles \u00e9lectriques \u00e0 tout moment avec des cons\u00e9quences analogues, voire pire de ce que nous avons connu \u00e0 date. Leur largeur excessive ne permet pas aux automobilistes de se frayer un chemin, au point o\u00f9 la circulation automobile devient inexistante \u00e0 partir de 4 \u00e0 5 heures, tous les dimanches apr\u00e8s-midi. Il est \u00e0 retenir que ces chars gigantesques sont construits et lou\u00e9s par Dimitri Craan, un homme d\u2019affaires proche du pouvoir \u00ab <em>apr\u00e8s nous, c\u2019est nous<\/em> \u00bb de Michel Martelly. Ces gros mastodontes accueillent plu- sieurs centaines de personnes. En sus des musiciens, il s\u2019agit principalement de petites femmes l\u00e9g\u00e8res, \u00e0 demi-nues, portant g\u00e9n\u00e9ralement l\u2019accoutrement dit \u00ab <em>pantalon sans fouk<\/em> \u00bb afin d\u2018exposer leurs parties intimes.<\/p>\n<p>\u00c0 la capitale, les rues sont bond\u00e9es de gens venant principalement des bidonvilles qui la ceinturent. Contrairement \u00e0 la tradition, ce sont des DJ qui m\u00e8nent l\u2019animation \u00e0 grand coup de d\u00e9cibels. Le plus populaire, Tony Mix, a \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9 ambassadeur de la commune de Carrefour, banlieue sud de Port-au-Prince. Il doit sa renomm\u00e9e aux trivialit\u00e9s sans bornes qu\u2019il d\u00e9bite dans ses envol\u00e9es. Son principal concurrent dans l\u2019ind\u00e9cence n\u2019est nul autre que Micky Mix. Pour le moment, l\u2019ancien pr\u00e9sident brille par son absence du parcours pr\u00e9-carnavalesque, mais ses compositions fielleuses rivalisent amplement avec celles de Tony Mix. Selon ce qui se dessine, les milieux musicaux craignent une nouvelle mont\u00e9e d\u2019adr\u00e9naline venant de celui qui a d\u00e9montr\u00e9, \u00e0 l\u2019\u00e9mission matinale de Radio Cara\u00efbes (Bregart), qu\u2019il n\u2019a pas dit son dernier mot. S\u2019il faut admettre que la majorit\u00e9 triviale est \u00e0 la recherche de sensations fortes, le principal int\u00e9ress\u00e9 doit sans cesse passer \u00e0 une vites- se sup\u00e9rieure pour rester sous les feux de la rampe. Micky prend de l\u2019\u00e2ge et ses jeunes concurrents le talonnent avec arrogance.<\/p>\n<hr \/>\n<p>l&rsquo;original de cet article est publi\u00e9 en <a href=\"https:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/HO15Fevrier2017-1.pdf\">P. 1 et 3 de l&rsquo;\u00e9dition du 15 f\u00e9vrier<\/a> de l&rsquo;hebdomadaire Ha\u00efti Observateur dont la version PDF se trouve en page d&rsquo;<a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?page_id=77\"><strong>ARCHIVES<\/strong>.<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sweet Micky part en guerre contre la presse ha\u00eftienne PORT-AU-PRINCE, 14 f\u00e9vrier &#8211; Sweet Micky a profit\u00e9 d\u2019une apparition fortuite \u00e0 l\u2019\u00e9mission culturelle de radio Cara\u00efbes (9 f\u00e9vrier 2017) pour lancer des invectives \u00e0 l\u2019en- contre de personnalit\u00e9s du milieu&#8230;. <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":324,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,10,13,23,25,30,49,53],"tags":[],"class_list":["post-336","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-arts","category-chronique","category-culture","category-francais","category-haiti","category-kreyol","category-societe","category-usa"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/336","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=336"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/336\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/324"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=336"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=336"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=336"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}