{"id":5888,"date":"2020-09-02T11:00:54","date_gmt":"2020-09-02T15:00:54","guid":{"rendered":"http:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=5888"},"modified":"2020-09-02T11:00:54","modified_gmt":"2020-09-02T15:00:54","slug":"dans-les-salons-du-cercle-bellevue-et-de-lunion-club-par-charles-dupuy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/haiti-observateur.ca\/?p=5888","title":{"rendered":"Dans les salons du Cercle Bellevue et de l\u2019Union-Club par Charles Dupuy"},"content":{"rendered":"<p><strong>LE COIN DE L\u2019HISTOIRE<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li><strong>Dans les salons du Cercle Bellevue et de l\u2019Union-Club<\/strong> <em>par Charles Dupuy<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<p>Le 15 octobre 1955, les membres du Cercle Bellevue c\u00e9l\u00e9braient de mani\u00e8re grandiose le cinquanti\u00e8me anniversaire de fondation de leur association. Pour pr\u00e9sider le grand bal de circonstance, le g\u00e9n\u00e9ral Magloire, lui-m\u00eame un membre en r\u00e8gle, se pr\u00e9senta suivi du corps diplomatique et des ministres de son gouvernement. Les 350 membres du prestigieux cercle mondain \u00e9taient des gens d\u2019affaires, des commer\u00e7ants, des industriels, mais aussi les professionnels et les politiciens qui composaient l\u2019\u00e9lite sociale de la capitale ha\u00eftienne. Le Cercle Bellevue avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, sous le gouvernement du g\u00e9n\u00e9ral Nord-Alexis. Dans son livre intitul\u00e9 Les Ha\u00eftiens, politique de classe et de cou leur, Lyonel Paquin nous pr\u00e9cise que \u00ab tout cela commen\u00e7a en 1905 avec quarante membres de l\u2019\u00e9lite mul\u00e2tre. [&#8230;] Le premier cercle \u00e9tait situ\u00e9 dans une maison priv\u00e9e dans le quartier de Bellevue; plus tard il fut d\u00e9plac\u00e9 pour un plus grand local dans le m\u00eame quartier; il est maintenant situ\u00e9 sur la route de Bourdon dans un immeuble moderne et \u00e9l\u00e9gant avec terrain de tennis, piscine et tout \u00bb. (p.122)<\/p>\n<p>Pendant la p\u00e9riode de l\u2019Occupation am\u00e9ricaine, sous le gouvernement de Louis Borno en particulier, le Cercle Bellevue se transforma en un bouillant foyer d\u2019opposition \u00e0 la pr\u00e9sence \u00e9trang\u00e8re. Les membres qui faisaient mine de collaborer avec l\u2019envahisseur ou qui entraient dans le gouvernement de Borno, \u00e9taient carr\u00e9ment chass\u00e9s de l\u2019association. C\u2019est d\u2019ailleurs au cours d\u2019une soir\u00e9e mondaine organis\u00e9e au Cercle Bellevue que \u00ab fut lanc\u00e9e, nous apprend Jean Fouchard, la meringue qui devait do &#8211; miner longtemps nos salons et nos rues [&#8230;] C\u2019\u00e9tait \u201c Ang\u00e9lico \u201d, satire malicieuse et entra\u00eenante \u00e0 l\u2019adresse d\u2019Ang\u00e9lique Cole, la femme du commandant des Marines, le colonel Cole qui, avant de devenir l\u2019\u00e9pouse du tout-puissant grand pr\u00e9v\u00f4t, avait d\u00e9but\u00e9 dans son pays dans le modeste \u00e9tat de blanchisseuse. On signifiait \u00e0 travers Ang\u00e9lique Cole notre d\u00e9dain d\u2019une tutelle arrogante et pr\u00e9tentieuse \u00bb. (J. Fouchard, La m\u00e9ringue, Lem\u00e9ac, 1973, p.151) Le compositeur de la sulfureuse meringue \u00e9tait Auguste de Pradines, dit Candio, celui-l\u00e0 m\u00eame qui, au Petit Th\u00e9\u00e2tre, en 1903, avait interpr\u00e9t\u00e9 pour la premi\u00e8re fois l\u2019hymne national ha\u00eftien. Comme de plus la direction du Cercle refusait l\u2019acc\u00e8s de ses salons aux officiers am\u00e9ricains, n\u2019est pas \u00e9tonnant que le Cercle Bellevue f\u00fbt brutalement ferm\u00e9 par les autorit\u00e9s de l\u2019Occupation. Bien \u00e9videmment, lors de la gr\u00e8ve de 1929, les \u00e9tudiants de l\u2019\u00c9cole nationale de droit de m\u00eame que les demoiselles du coll\u00e8ge des s\u0153urs de Sainte-Rose-de-Lima, autrement dit, les enfants des membres du Cercle Bellevue, particip\u00e8rent avec enthousiasme et d\u00e9termination aux grandes manifestations de rues contre Borno.<\/p>\n<p>Le premier geste politique du pr\u00e9sident Louis Eug\u00e8ne Roy, le successeur de Borno, fut de rouvrir en grande c\u00e9r\u00e9monie le fameux Cercle Bellevue. Membre fondateur de ce club d\u00e9j\u00e0 r\u00e9put\u00e9 tr\u00e8s exclusif, le pr\u00e9sident Roy voyait dans cette pompeuse r\u00e9ouverture le symbole \u00e9clatant de la libert\u00e9 nationale reconquise. Quelque quinze ans plus tard, dans la foul\u00e9e des \u00e9v\u00e9nements de 46, le Cercle Bellevue \u00e9tait per\u00e7u comme le ch\u00e2teau-fort de l\u2019\u00e9lite mul\u00e2tre de Port-au-Prince, l\u2019\u00e9picentre des pr\u00e9jug\u00e9s sociaux en Ha\u00efti. Dans sa c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Lettre aux hommes clairs \u00bb, Roger Dorsinville d\u00e9clarait : \u00ab vos familles, vos cercles, c\u2019est votre affaire, nous gardons seulement le droit de stigmatiser dans nos livres, au th\u00e9\u00e2tre, les cons\u00e9quences criminelles de la s\u00e9gr\u00e9gation \u00bb. Toujours selon l\u2019auteur de Barri\u00e8res, \u00ab il fallait d\u00e9j\u00e0 \u00eatre Z\u00e9phirin, s\u00e9nateur, Estim\u00e9 ou un colonel puissant pour aller p\u00eacher des ma\u00eetresses dans la client\u00e8le du Cercle Bellevue \u00bb. (Trente ans de pouvoir noir en Ha\u00efti, Collectif Paroles, 1976, p.110) C\u2019est du reste \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019\u00c9mile Saint-L\u00f4t fondait le cercle l\u2019Amicale qui se voulait le club s\u00e9lect de l\u2019\u00e9lite noire, en opposition au Cercle Bellevue, celui de l\u2019\u00e9lite mul\u00e2tre.<\/p>\n<p>En 1955, sur la liste des membres actifs du Cercle Belle &#8211; vue, on retrouvait les noms du Dr Herv\u00e9 Boyer, d\u2019Otto Madsen, de Clifford Brandt, de Henri Reiher, d\u2019Adelphin Telson, de Maurice Flambert, de Maurice Bonnefil, de Fr\u00e9d\u00e9ric Duvigneaud, de Thomas D\u00e9sulm\u00e9, du Dr Louis Roy, de Roland Lataillade, de Louis D\u00e9 joie, etc. Sur la m\u00eame liste figurait les noms du pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Paul E. Magloire, de ses fr\u00e8res Ars\u00e8ne et Jacques, de Henriot et Mauclair Z\u00e9phirin, d\u2019\u00c9lie Lambert, d\u2019Aur\u00e8le Leconte, de Marcaisse Prosper, de Fr\u00e9d\u00e9ric Magny, de Marcel Dupuy, Luc Fouch\u00e9 et de Thimol\u00e9on Paret. Ces derniers \u00e9taient des Capois et membres, pour la plupart, d\u2019un autre club ha\u00eftien de tr\u00e8s grande renomm\u00e9e, l\u2019Union-Club.<\/p>\n<p>L\u2019Union-Club avait \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 en 1825 par un groupe de commer\u00e7ants \u00e9trangers \u00e9tablis au Cap-Ha\u00eftien. Ce qui d\u00e9buta comme une Chambre de commerce se transforma bient\u00f4t en un cercle \u00e0 vocation mondaine, devenant l\u2019un des plus anciens sinon le plus ancien club social du nouveau continent. Les membres, des commer\u00e7ants, des planteurs et des professionnels pour la plupart, se retrouvaient au Club sans conna\u00eetre les douloureux conflits de couleurs propres \u00e0 la capitale ha\u00eftienne. Pour Dorsinville, par exemple, Paul Magloire est \u00ab un Noir du Cap, mais un bourgeois de club pour qui la question de couleur ne s\u2019est jamais pos\u00e9e en termes authentiques, en termes d\u2019\u00e9lite barr\u00e9e, refoul\u00e9e \u00bb. (Idem, p.116) Tout ceci tend \u00e0 d\u00e9montrer que si la bourgeoisie capoise pratiquait volontiers le pr\u00e9jug\u00e9 de classe, elle semblait ignorer les antagonismes sociaux fond\u00e9s sur la couleur.<\/p>\n<p>En 1896, les membres de l\u2019Union-Club s\u2019installaient dans un superbe b\u00e2timent qui restera comme une pi\u00e8ce exceptionnelle du patrimoine architectural ha\u00eftien. Les membres s\u2019\u00e9taient lourdement hypoth\u00e9qu\u00e9s aupr\u00e8s des commer\u00e7ants allemands afin de construire ce joyau de pierres ma\u00e7onn\u00e9es, ce bel immeuble au fronton grec bord\u00e9 d\u2019une galerie \u00e0 colonnades festonn\u00e9es avec son billard, son bar, son fumoir, sa biblioth\u00e8que, sa salle de musique, sa riche collection de tableaux, ses grands et ses petits salons o\u00f9 ils aimaient se retrouver dans une douce atmosph\u00e8re d\u2019intimit\u00e9. Dans L\u2019Illusion h\u00e9ro\u00efque, le docteur Marc P\u00e9an s\u2019applique \u00e0 nous d\u00e9crire ce magnifique \u00ab Union-Club o\u00f9 commer\u00e7ants, sp\u00e9culateurs, hauts fonctionnaires faisaient une partie de cartes en discutant du mouvement des affaires ou des derni\u00e8res nouvelles du jour \u00bb. (p.156)<\/p>\n<p>Une tradition plus que s\u00e9culaire voulait que les chefs d\u2019\u00c9tat en tourn\u00e9e dans le Nord fussent re\u00e7us par les membres de l\u2019Union-Club. Aucun n\u2019a fait exception \u00e0 cette vieille coutume. C\u2019est d\u2019ailleurs dans les somptueux salons du Club que le pr\u00e9sident St\u00e9nio Vincent accueillit son homologue am\u00e9ricain Franklin Delano Roosevelt, afin de signer le communiqu\u00e9 commun pr\u00e9voyant l\u2019ha\u00eftianisation de l\u2019arm\u00e9e et le d\u00e9part des derni\u00e8res brigades de Marines. C\u2019\u00e9tait le 15 juillet 1934. Pendant une heure, Roosevelt rencontrera les grands corps politiques, le haut clerg\u00e9 catholique, les notables et les journalistes venus de tous les coins du pays pour s\u2019entasser dans les salles de cet \u00e9difice remarquable par son raffinement architectural, sa sobri\u00e9t\u00e9 et son harmonie.<\/p>\n<p>En octobre 1947, c\u2019\u00e9tait au tour de Dumarsais Estim\u00e9 d\u2019ouvrir le bal de l\u2019Union-Club. \u00c0 cette soir\u00e9e de gala anim\u00e9e par l\u2019orchestre des casernes Dessalines, \u00able smoking blanc et noir et la robe longue rivalisaient de distinction, de courtoisie, de politesse et d\u2019\u00e9l\u00e9gance [&#8230;] les salons du cercle, d\u00e9cor\u00e9s aux couleurs nationales, resplendissaient d\u2019illuminations \u00bb. (Lucienne H. Estim\u00e9, Dumarsais Estim\u00e9, p.189) Naturellement, Estim\u00e9 profita de sa visite pour aller rencontrer les membres du cercle Primev\u00e8re, une nouvelle association de jeunes professionnels. Afin de les aider \u00e0 mieux rivaliser avec le Club, Estim\u00e9 remit l\u2019\u00e9difice qui abritait les bureaux du port de la ville \u00e0 ces jeunes issus de la classe moyenne en qui il voyait des \u00e9mules combatifs, pr\u00eats \u00e0 mener une guerre implacable contre la vieille aristocratie capoise. Il se trompait. Les membres des deux organisations \u00e9taient des gens du m\u00eame monde, ils se fr\u00e9quentaient et se retrouvaient indiff\u00e9remment dans les salons l\u2019un de l\u2019autre. Sauf, il est vrai, pour le pr\u00e9sident du cercle Primev\u00e8re, Me Antoine Marthol (il deviendra ministre de la Justice de F. Duvalier) qui, voulant rester rigoureusement fid\u00e8le aux principes sacro-saints du noirisme officiel, se garda bien, quoiqu\u2019il y fut toujours invit\u00e9, de ne jamais mettre les pieds au Club.<\/p>\n<p>Lors de ses fr\u00e9quents passages au Cap-Ha\u00eftien, Paul Magloire ne ratait pas une occasion pour aller revoir ses vieux amis de l\u2019Union-Club et leur serrer la main. Les affaires prosp\u00e9raient \u00e0 l\u2019\u00e9poque et la vieille institution brillait de son plus vif \u00e9clat. Un dimanche matin, Raymond Laroche, son pr\u00e9sident, s\u2019offrit le plaisir espi\u00e8gle de r\u00e9unir ses confr\u00e8res afin de br\u00fbler devant eux, dans une grande bassine de cuivre plac\u00e9e au beau milieu du salon, tous les bons pay\u00e9s au commerce allemand au fil des g\u00e9n\u00e9rations. Les membres de l\u2019Union-Club \u00e9taient devenus propri\u00e9taires majoritaires des locaux qui les abritaient. Apr\u00e8s ce merveilleux moment de triomphe, la grande catastrophe allait s\u2019abattre sur le Club.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but de 1958, quand les membres du Club invit\u00e8rent le pr\u00e9sident Duvalier lors de ce qui restera sa seule visite officielle au Cap, celui-ci d\u00e9clina poliment l\u2019invitation. Il fallut toute la force de persuasion du bureau de direction pour convaincre le nouveau chef d\u2019\u00c9tat de venir passer une heure ou deux \u00e0 l\u2019Union-Club. Pour r\u00e9pondre au discours de bienvenue du pr\u00e9sident du club d\u2019alors, le Dr Charles Leconte, le pr\u00e9sident Duvalier commen\u00e7a ainsi : \u00ab Pr\u00e9sident, parce que vous \u00eates pr\u00e9sident&#8230; avec un petit \u00ab p \u00bb peut-\u00eatre, mais pr\u00e9sident quand m\u00eame&#8230;\u00bb (1) Signalons que Duvalier \u00e9tait alors suivi de son ins\u00e9parable homme lige, Cl\u00e9ment Barbot, ostensiblement arm\u00e9 de sa mitraillette.<\/p>\n<p>Au Cap, tout le monde voulait danser ne serait-ce qu\u2019une fois dans les salons du Club, preuve indiscutable de prestige personnel et de r\u00e9ussite sociale. Pour Duvalier cependant, le Club n\u2019\u00e9tait rien qu\u2019un repaire d\u2019opposants et d\u2019amis politiques de Paul Magloire ou de Luc Fouch\u00e9. En 1967, Duvalier d\u00e9cidait de fermer le Club manu militari. La R\u00e9gie du Tabac et des Allumettes s\u2019attribua le local avec les employ\u00e9s de la pr\u00e9fecture qui install\u00e8rent fi\u00e8rement leurs p\u00e9nates \u00e0 l\u2019\u00e9tage. Les duvali\u00e9ristes \u00e9rig\u00e8rent un hideux mur de ciment sur le parquet cir\u00e9 du salon, et partag\u00e8rent sans vergogne les livres, la vaisselle, les meubles, les tableaux et les bronzes.<\/p>\n<p>Vingt ans apr\u00e8s, Jean-Claude Duvalier restituait au bureau de direction du Club le rutilant \u00e9difice que les tontons-macoutes \u00e9taient parvenus \u00e0 transformer en une sorte de ruine galeuse. La toiture \u00e9ventr\u00e9e faisait eau de toutes parts tandis que, \u00e7\u00e0 et l\u00e0, les planchers avaient \u00e9t\u00e9 horriblement calcin\u00e9s par les r\u00e9chauds \u00e0 charbon et les cuisini\u00e8res de fortune. La restauration et l\u2019entretien de l\u2019Union-Club \u00e9tant tr\u00e8s largement au-dessus des moyens des rares membres survivants, ceux-ci pr\u00e9f\u00e9r\u00e8rent en pr\u00eater les locaux \u00e0 une maison d\u2019enseignement. Ainsi disparut la plus ancienne institution priv\u00e9e d\u2019Ha\u00efti. Les seuls citoyens \u00e0 s\u2019en r\u00e9jouir furent ceux qui n\u2019avaient pas re\u00e7u cette invitation tant esp\u00e9r\u00e9e pour aller danser, rien qu\u2019un soir, dans les salons de l\u2019Union-Club&#8230;<\/p>\n<p>Chaque 24 d\u00e9cembre, les membres du club se r\u00e9unissaient afin d\u2019\u00e9lire un nouveau pr\u00e9sident. Son mandat \u00e9tait d\u2019un an. Voici une liste (partielle) de ces pr\u00e9sidents: Franck H. Dutton, David de La Fuente, Alphonse Lucas, Mario Penzo, Lennel W. Livingston, L\u00e9on Pasquis, Lauriston Laroche, Otto Schutt. Fr\u00e9d\u00e9ric Bernardin, Hugues Lucchesi, Fr\u00e9d\u00e9ric Bernardin, Joseph Andr\u00e9, Charles Menuau, Lascaze Bernardin, Marceau Lecorps, Marcel Dupuy, Joseph Perrier, F\u00e9lix Angelucci, F\u00e9lix Martin, Dr Roger Malebranche, Raymond Laroche, Dr Henriot Z\u00e9phirin, Dr Charles Leconte. C.D. coindelhistoire@gmail.com (514) 862-7185<\/p>\n<hr \/>\n<p>Cet article est publi\u00e9 par l\u2019hebdomadaire Ha\u00efti-Observateur <strong>New York, VOL. L No. 34<\/strong>, \u00e9dition du 2 septembre 2020, et se trouve en <strong>P.5 <\/strong>\u00e0\u00a0: <a href=\"http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/H-O-2-september-2020-1.pdf\">http:\/\/haiti-observateur.ca\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/H-O-2-september-2020-1.pdf<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE COIN DE L\u2019HISTOIRE Dans les salons du Cercle Bellevue et de l\u2019Union-Club par Charles Dupuy Le 15 octobre 1955, les membres du Cercle Bellevue c\u00e9l\u00e9braient de mani\u00e8re grandiose le cinquanti\u00e8me anniversaire de fondation de leur association. 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