SGPH ou la Série des Grands Procès de l’Histoire

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DIPLOMATIE INTERNATIONALE & SOCIÉTÉ Par Dan Albertini

  • SGPH OU LA SÉRIE DES GRANDS PROCÈS DE L’HISTOIRE
  • Entre (). Je salue d’ores et déjà le courage de l’État hébreu pour avoir mis en œuvre toute une stratégie dynamique pour assurer le jugement et la condamnation à long terme du nazisme, de l’esprit du nazisme et des tendances néonazis. Je comprends aussi Alain Finkelkraut qui, dans cet espace, ce segment de sa pensée, réclame aux Juifs d’êtres ouverts sur le monde, non fermés du monde coopératif. J’insiste, coopératif dans le sens aigu du progrès et de l’humanité de l’homme. Puisse les miens s’en inspirer pour exorciser nos vieux démons, non dans le sens du verdict, mais de la justice. Alors, marchons ! Fermons-les (). 

Quand j’en avais parlé à Rony Gilot, alors en visite à titre de secrétaire parlementaire de la République d’Haïti à Genève, en 2010, il paraissait emballé et, entrain à faire introduire cette nouvelle notion au sein de la nouvelle législature en Haïti. La politique partisane et le pain quotidien l’ont probablement amené vers d’autres rives, vers d’autres espoirs à courte vue pour un homme qui se voulait noiriste en termes de réparation, je présume, car il ne s’est démontré de la récupération de nos standards. J’avais à l’esprit, deux attributs précis dans les faits, mais distincts en objectivité. 1. La République serait dans l’incapacité technique de s’assumer et de rassurer dans l’exercice de l’Économie du Droit, toute procédure judiciaire pénale, criminelle ou civile, soit-elle collective ou individuelle. Il fallait donc biaiser intelligemment et légitimement par des commissions parlementaires en apprentissage, sur une base pédagogique de formation sur mesure en accéléré. 2. J’avais sous les mains, non en lecture maladive et dans un but de détournement politique (autruche), mais, à la lueur des effets du nazisme récurent et résurgent, et, la conséquente prise de position d’Israël dans son mode de protection et d’alerte maximale permanent, dans cette temporalité agaçante. Oui, le Code noir démontre clairement l’origine d’un nazisme qui était à venir ou à revenir, depuis cette époque de la traite des Noirs. Nous y reviendrons plus tard. J’avais un document du World News Magazine, produit par Eugene P. Lyle Jr. Il définissait sa pensée réductrice sur les Haïtiens, à savoir des fils d’anciens esclaves incapables…. Il ne fallait donc pas que la descendance non repentie de ce monsieur, comme ses ascendants esclavagistes, vienne nous faire la morale ni la leçon.

Alors, le dossier d’Haïti est-il toujours entre les mains de Clinton ? Je reconnais avoir, sous GW. Bush, introduit la notion d’un Clinton aux Nations Unies, ce dans le but d’apaiser Bush en colère après Bin Laden, qui dit-on chez les humoristes portugais, avait deux tours devant lui. Puis, je réclamais par la suite de Ki moon, l’équation Clinton en Haïti. Je ne le regrette pas, c’était conjoncturel, Clinton nous devait pour avoir fait ce qu’il nous a fait à la Maison-Blanche, en 1994. Ouvrage plus Talkative. Mission accomplie, qu’on le foute à la porte, nous n’avons plus besoin de lui, c’est d’ailleurs sa position quand il défend ses intérêts personnels. Aucun scrupule. Je réitère : il faut auditionner Clinton en Haïti, sur la gestion onusienne confiée. C’est légitime, c’est administratif, c’est constitutionnel. Doit-on douter encore plus de lui quand on voit les stratagèmes de Martelly pour discréditer le Parlement élu haïtien, quand la CGI lui remet des satisfecit ? C’est à Clinton de démontrer qu’il n’est pas de la pensée américaine d’Eugene P. Lyle Jr. Voyons Israël. Ça a défini une politique intérieure, pour une politique étrangère dans le but de limer sa diplomatie. Qu’en est-il pour nous ?

Eugene P. Lyle Jr Le World Works Magazine serait aujourd’hui l’équivalent du magazine officiel des Nations Unies, avec la force du symbole. Remarquons que depuis et bien avant la WWI, ce Missourian menait large tandis qu’il a fallu toute cette lutte jusqu’à King, pour commencer à évincer la discrimination raciale contre les Noirs aux États-Unis même. 

Prédiction sur l’économie du droit Symbolisme. D’une part, Duvalier inculpé, mise en attente. Aristide inculpé, mode pause. Aveux de Brandt, incertitude judiciaire. Vorbe inculpé, formulation paresseuse. Et, d’autre part, Montas accuse, fondement légal erroné. Duval accuse, formule légale passive. Bloncourt accuse: législation étrangère. Voilà en résumé ce que je disais de l’économie du droit. La République n’est outillée pour des procédures judiciaires, soit au niveau du criminel, soit au niveau des procès civils, sans prendre le risque de céder un autre pan de souveraineté. Et ceci, sans espoir de résolution que dire d’obligation de résultat. Résultat : Il est mort avec un statut d’immunité charismatique. De plus, comment comprendre, comme pour le cas du nazisme contre les Juifs, toute vertu de s’asseoir avec le non repenti, sous prétexte de coopération, alors que nous voulons démoniser nos coupables qui ont été d’ailleurs, comme dans le cas de Duvalier, des exécuteurs de la politique de Kissinger. D’où viendrait une telle perception Kissinger, surtout contre les Noirs ? 

Situation actuelle – Le PM a échoué à même les prescriptions obligataires pour un gouvernement selon la Loi fondamentale, tous les enfants de 1804 ne sont à l’école en ce mois d’octobre 2014, après son temps de gouvernance. Je l’avais souligné depuis Garry Conille. Ce n’est pas un hoquet frivole d’opposant. S’il est encore là, ce n’est par gain de nouveaux acquis, c’est la faute des parlementaires qui ont toujours mal instruit ses auditions, soit pour accepter…, collusions tant dénoncées, soit se plier par incompétence -1. Le Président a tout fait pour mettre le Parlement en état de dysfonction, contrairement à ses obligations constitutionnelles inscrites dans la préservation, dans la protection des institutions. C’est un échec national tandis que l’étranger lui accorde par le biais de ce PM, un support contre l’institution parlementaire républicain. Ce n’est non plus un défaut d’opposition contre le président, contre le premier ministre, contre le gouvernement. Je me réclame toujours du statut de journaliste, j’avais été si loin à ce titre en réclamant de SDD, de rester sénateur, Parlementaire dans cet esprit pour que la République gagne. Et, m’investir depuis l’Ambition Benoit, jusqu’à la trahison de ce sénateur, en allant vendre Haïti au Congrès américain à DC, contre le Président. 2. Le Parlement est en crise de définition au point où le président Martelly en crise d’identité lui-même, essaie déjà, menaçant de gouverner par décret en 2015 alors que l’autre institution existe, d’établir un climat de la peur comme à l’époque de Duvalier 62’. Sommes-nous tous atteints de cécité ? Le Président Martelly avait promis que la MINUSTAH ne serait permanente au pays, tel que devrait être le CEP par contre, c’est lui qui demande à l’étranger d’y perpétuer. Même formule Aristide-Préval, n’ayant réussi à instaurer le climat de confiance en Haïti, il y a instauré : peur, discrimination, contre la majorité, contre les autres élus. J’ai même réclamé à ce titre, la récupération par les exécutifs locaux, de leurs pouvoirs constitutionnels. Le pays traverse toujours une crise économique et financière tandis que les équipes multiples gouvernementales proches de Martelly-Lamothe traversent les continents aux frais de l’État, alors que nous avons des représentations diplomatiques à l’étranger pour ce faire. Lamothe s’est accaparé de tous les pôles d’expertise à son seul profit, contre celui des fonctionnaires de l’État. La Commission sénatoriale du Parlement se plie contre les intérêts de la République. L’Opposition à titre d’institution n’existe pas malgré nos conseils avisés, ce depuis 2001, après le Sommet des Amériques de Québec, où j’avais annoncé soit les impératifs pour Aristide, soit sa chute avérée en 2004 et depuis.

La faute du Parlement haïtien – Rony Gilot s’est en effet perdu en conjecture, surtout quand il campait Duvalier-Duvalier en héros. Mais le Parlement est le premier coupable à titre d’institution républicaine. Par exemple, le sénateur Bastien était-il au courant, le député Jacinthe était-il au courant, le Bureau du Parlement était-il au courant ? Allons encore plus loin, en dehors du Parlement. Jacques Jules Nicolas qui dans ses contacts de Genève étant, l’avait-il partagé avec la sénatrice Bauzile, avec l’opposant Rébu, avec le Sénateur Lambert, avec le maire Zenny ? Poussons encore plus loin à titre de réflexion. L’aurait-il partagé avec Édouard Francis ? La corporation constitutionnelle que constitue le Parlement qui a causé les défauts d’interprétation de l’amendement constitutionnel avait-elle des experts conséquents en fonction, habile à récupérer ou à transformer pour la République ?

Qu’en est-il de la diplomatie haïtienne ? – Lamothe se cherche-t-il un mandat présidentiel républicain ou, à la lueur de nos écrits, se veut-il d’une personnalité internationale, une quête de chair globale influente en Haïti, quand il se cherche de plus en plus des titres outremer ? Si (1) ce serait légitime, mais dommage, mais si (2) quel impact sur nos politiques intérieure et étrangère à venir, à un niveau diplomatique si élevé. Étonnant !

Mais oui, le monde va mal et les institutions se cherchent : nouvelles formules, nouvelles inspirations et nouveaux visages. Dany n’est-il pas en effet, au grand dam des contestataires, un nouvel espoir pour l’Académie française à Paris ?

Existe-t-il une alternative haïtienne dans cet état de gestion de l’économie du droit ? – La Justice haïtienne n’a plus le choix que de boucler JBA de suite, JCD n’est plus, le constituer prisonnier en liberté en attendant un procès renvoyé sine die, dans l’espace d’avoir renforcé le système judiciaire républicain. Cela ressemblerait en effet à une gestion politique de la Justice, mais c’est une technicalité judiciaire conjoncturelle qui permettrait d’avoir une paix en même temps de faire casser le caractère intouchable face à l’impunité des premiers magistrats de la nation. Les spécialistes de la magouille trouveront bien un modus operandi en ce sens. Cela rassurerait le président Martelly dans sa crainte de voir JBA se porter candidat au Sénat pour jouir temporairement de l’immunité parlementaire. Je savais que ça allait se produire en présentant une telle proposition. Ce pour quoi je dis souvent que Martelley-Lamothe ne possède pas le génie de leurs actions, mais exécute une partition sans comprendre même s’ils bénéficient d’une certaine opportunité. Mais il faut savoir bousculer les évènements quand l’avenir de la République est en jeu. Martelly dans sa peur croit en une étoile qui brille, mais rien de ça n’est. C’est une induction citoyenne qui a suivi l’erreur historique du peuple en votant Martelly contre la réparation électorale de la Constitution qui aurait donné une femme comme président élu. Cependant, il revient aux gestionnaires de la Justice indépendante haïtienne d’agir, de réparer et de rééquilibrer un État. L’État de 1804. Car, le Parlement n’est plus en mesure de le faire dans l’immédiat.

Ce qui pour l’opposition aussi serait une garantie, mais un avis en même temps pour chacun, Martelly ne serait pas intouchable non plus, mais la Justice haïtienne pourrait récupérer en crédibilité par ce biais. Comme un moratoire sans l’énoncer. La République se serait sortie du mauvais pas en accéléré par la vertu légale de la justice qui énoncerait par cette voie, sa souveraineté alors qu’elle relance la formation de ses magistrats à qui il ne faut léguer un imbroglio constitutionnel qui ne les concerne. Sinon, il faut avoir le courage d’auditionner Clinton en Commission parlementaire.

L’immunité charismatique n’existe pas dans la Constitution, soit on passe aux arrêts, soit on s’inscrit en immunité parlementaire, en politique par l’action. Il ne faut croire par imagination que le mal est en nous et que le malheur arrivera conséquemment. Non JBA et JCD étaient en Haïti contre l’avis de plus d’un qui ont perdu ce pari de la violence. Nous ne pouvons rester au processus de constat sans fin, soit fermer le dossier par non-lieu, soit agir contre cette immunité charismatique qui est de l’impunité.


[Insertion d’une autre parenthèse issue d’une version d’International Diplomat : Entre (). À qui ressemblait Duvalier quand on oublie Michèle Bennett ? De qui répondait Duvalier, quand un texte de H-O relate une entrevue de l’ancien ambassadeur Salomon avec son interlocuteur américain : «vous avez des supporteurs à Washington». Fermons-les ().]


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 17 septembre 2014, VOL XXXXIV No.41, New York et se trouve en P.8 à :