LE PÉKINOIS ou HOLLYWOOD n’a pas d’Apocalypse en Chine

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SUR LA ROUTE DU CINÉMA par Dan Albertini

  • LE PÉKINOIS ou HOLLYWOOD n’a pas d’Apocalypse en Chine
  • Une mise en scène en veilleuse qui illustre la puissante démographie chinoise 

Histoire’l se déroule dans l’église adventiste du 7e jour, ville de Saint-Hubert comté de Vachon, le débat fait rage pendant l’école du sabbat. Il y a des adeptes, ce sont les fidèles. Il y a des croyants, ce sont les laïcs, il y a des fanatiques, ils sont les cotisants, le reste, ce sont les curieux, et peu de visiteurs. Le quartier est hybride. Il y a surtout les questions, les réponses sont le doute, seize ans d’interventions infructueuses. Le moniteur mène le débat dans sa nouvelle foi, débat vieux de plus de mille ans. Daniel est le prophète qui date de l’AT, mais que l’adepte garde encore après le NT pour la fin. La fin a été prédite, mais elle ne s’est pas réalisée encore au point d’une nouvelle naissance dont ces adventistes pour qui la philosophie est interdite, Kant encore plus. C’est dans un chapitre de ce livre, Daniel le prophète, que Sébastian gère la classe réputée téméraire pour ceux de la peur. Critique pour ceux de la raison. À éviter, pour ceux de la prière. Référence de la foi : la fin du monde est à venir. Proche, pour certains. Homélie : studieusement, la peur sinon les rangs se desserrent. On vit de sensations. Fortes. On a le temps. C’est ainsi que l’affaire dérape d’entre les mains du moniteur. Il pose la mauvaise question à la mauvaise assemblée : pas de réponse. Sinon l’autre, celui de Saint-Augustin, bref du Vatican plus précisément, est l’erreur.

Le Pékinois n’est pas concerné, il est majoritaire avec l’Indien de Calcutta. Le débat.

Si l’église est de St-Hubert, elle évacue pourtant Hubert pour Jean. Il y a Jean-Riko, Jean-Jack, Jean-Mary. Il y a eu Jean-Daniel dans le temps, Jean-Pierre Jean-Paul. Le drame prend chair, l’écho traduit. Le livre de Daniel accuse les temps : apocalypse. La fin à venir est le rêve, le songe. Interprétation. Pékin monte en puissance, le nouveau royaume de ce monde moderne tandis que l’ours n’est plus, entraînant l’aigle, grand boss de l’adventisme hérité de J Bates, de W Miller. L’effet blasé, Sébastian commet l’erreur : soutenir l’insoutenable. Le support peu élogieux, du directeur de l’école du sabbat est nul. D’une part, la loi du dimanche exista donc, elle n’est pas la prophétie à venir. Et d’autre part, la Chine est la plus grande population en voie de capitalisme, elle est bouddhiste-communiste et maoïste. Sans appel à la forme de soumission à l’Église catholique apostolique romaine, enfin, il existe l’Église orthodoxe russe non romaine même si apostolique, grecque aussi, plus proche de la reddition islamiste ou chinoise, si l’on renforce par l’Inde orientale. Un film religieux qui interpelle l’Haïtien.

Rendez-vous hebdomadaire, l’église se convoque dans ses cartiers. En ses chapelles du septième jour, pour chrétien, en sa synagogue, pour ceux, judéo. C’est unanime, la mosquée ne compte pas, elle n’est pas amie. Notion : guerre, domination du monde. On affirme ne pas s’inscrire de politique, on analyse Rome empire. La prophétie fait rage, se téléporte dans l’histoire avec Jean-Riko qui évoque l’empire. Rome histoire. Caius assassiné, mort : «la décision de Caius d’étendre la citoyenneté redistribuerait de nombreuses cartes, notamment celle du corps électoral, de la propriété, et de la fortune. Les sénateurs, attaqués au cœur de leurs privilèges, votent un sénatus-consulte optimum, le décret ultime du Sénat, qui autorise par tous les moyens possibles l’élimination physique d’un ennemi de la République. Caius fuit et meurt, sans doute assassiné» : histoire et paradoxe. L’adepte se consulte en prière sur la notion des maux sociaux qui sont endossés par l’État qui vote les lois. Doit-on adorer dimanche, signe de la bête, le chrétien de St-Hubert à peur au point de s’interroger avec insistance. Fatalité foi résignation, la réponse n’est pas évidemment ni facile. Le doute s’est installé dans cette assemblée qui a toujours connu ses chapitres ses clans aussi. Jean-Riko aime la provocation, il constate que le Pékinois consomme le porc interdit dans Lévitique depuis le judéo jusqu’au chrétien du 7e jour. Même constat du monde des imams qui tentent de récupérer Bookman de sa culture, pris dans une affaire de bwa kay imam, pour parodier la grande révolution faite de sang de porc, qui n’est pas romain. Jean-Riko abandonne illico la position, car il se doit présenter en sa posture de comptable fiscaliste pour des fins de clientèle dans l’après-midi, et l’intrigue meurt prématurée. L’orage a drainé le tonnerre, il a épargné de sa foudre. Rendez-vous après la prière américaine du président pour combattre le COVID-19. 

En attendant, le signe de la bête serait dans les faits : made in China. Il est là, sur la bouteille de vin moussant 0 alcool. Le papier aussi. La Bible bientôt sera un produit chinois vendu à 1$. Après la crise occidentale à mon avis. Faut-il donc avoir peur ou avoir la foi, telle est la question qui demeure à la fin du film.

Il faudrait que cela soit vrai d’abord. Comment en être sûr si l’on ne l’a pas encore vécu, c’est la foi dira le prédicateur du jour. L’homélie est de toutes les audiences. Jean-Riko est-il opportuniste, l’écran annonce la fin, une fin après chaque séance.

  • Pékin n’est pas concerné, Le PÉKINOIS vit après l’épilogue dans ce film.
  • Merci d’y croire !

Cet article est publié par l’édition de l’hebdomadaire Haïti-Observateur du 18 mars 2020 VOL. L No. 10, et se trouve en P. 13 à : http://haiti-observateur.ca/wp-content/uploads/2020/03/H-O-18-March-2020.pdf